Le groupe britannique Florence and the Machine, mené par la chanteuse et auteure Florence Welch, a su prouver sa valeur depuis sa formation en 2007 avec la sortie de trois albums poignants qui ont suscité un enthousiasme critique et populaire. Alternant avec brillance entre puissance et fragilité, le groupe est passé maître dans l’art d’extraire de la joie du désespoir le plus profond.

 

Si son troisième album, How Big, How Blue, How Beautiful, prenait la forme d’une confidence post-rupture intense, High as Hope, son dernier projet sorti aujourd’hui, symbolise pour la formation, et surtout pour Florence Welch, un nouveau cap à la fois artistique et humain. "J’ai toujours quelque chose à prouver", expliquait-elle lors d’une récente interview accordée au New York Times.

 

Ainsi, Florence Welch s’est davantage impliquée dans le processus de création mais aussi d’écriture du projet. Accompagnée du producteur Emile Haynie (qui a aussi travaillé avec Lana Del Rey) et du saxophoniste Kamasi Washington, Welch a pour la première fois depuis l’existence du groupe été créditée à la production, ayant créé la plupart des démos des morceaux.

 

La chanteuse de 31 ans s’est aussi plus que jamais livrée dans ses paroles, dures par moments mais essentielles pour sa démarche de compréhension et d’acceptation de sa propre personne : "Je me suis rendue plus vulnérable et me suis un peu éloignée de l’aspect métaphorique [de l’écriture]. Cela a créé une bravoure, un courage créatif. Je me suis dit que c’était OK de se dévoiler."

 

Dans High as Hope, Florence parle principalement d’amour, sous toutes ses formes et au travers de tous les sentiments qu’il implique, de la joie au désespoir. L’amour de soi, par exemple, est évoqué avec le puissant morceau "Hunger", dans lequel la chanteuse aborde dès le premier couplet les troubles alimentaires dont elle souffrait adolescente ("at 17, I started to starve myself").

 

 

 

L'admiration des autres est citée dans le titre "Patricia", dédié à son idole Patti Smith, tout comme la romance dans ce qu’elle implique de déception. The "Big GOD" aborde par exemple le vide d’une relation non établie et un peu lâche. "Ça parle d’un vide dans l’âme qu’on ne peut combler mais principalement de quelqu’un qui ne répond pas à mes messages", a expliqué la chanteuse.

 

 

 

Perla RICCI