MUSE
ORIGIN of SYMMETRY
(2001)

 



 

Nous sommes en 2001 et parce que je baragouinais un anglais effroyable, je n'ai pas osé demander au disquaire canadien anglophone quel était l'album de Muse incluant "Niou Born".
Un seul disque restait de toute façon, c'était forcément celui-ci. J'achète donc.

 

 

Raté, je venais d'acquérir Showbiz. J'étais plus que blasé à la première écoute de n'entendre aucun titre familier et puis finalement, je me suis rendu compte que c'était un très bon album, avec un côté baroque et incantatoire dans les compositions très rafraîchissant. Un mois plus tard, toujours dans au Canada mais cette fois ci doté du nom de l'album, je retourne chez le disquaire et j'acquiers Origin of Symmetry.

Et je suis déçu. Un chouilla seulement, mais déçu quand même. Le style de Muse s'est affirmé avec ce second album mais me semblait moins "fou-fou" que son premier opus, plus carré, calibré pour la radio & MTV.

 

 

Mais parce que j'étais déjà à l'époque un monomaniaque absolu en musique, j'écoute l'album en boucle, me trimbalant partout affublé mon baladeur CD (moment nostalgie...). Et je finis comme la plupart par adorer cet album...

 

Si le titre phare Plug in baby est appréciable et que New born est une ouverture parfaite à l'ensemble de l'album, les titres qui se détachent et m'emportent se révèlent finalement être la reprise Feeling Good, Hyper Music, Micro cuts, le morceau fleuve Citizen Erazed et bien entendu Space Dementia, morceau qui mérite un culte à lui tout seul.

 

Globalement, Origin of Symmetry est un très bon album, très bien produit, avec des riffs puissants et entêtants, des moments survoltés usant du clavier / piano avec discernement, une technique de chant flirtant toujours avec le cri.
Muse arrive surtout à dégager une puissance quasi épique digne d'un orchestre symphonique trituré d'électronique, alors qu'ils ne sont bien entendu que trois au final (certes, Matthew Bellamy est au four et au moulin et compte triple à lui tout seul).

 

Il lui manque cependant ce grain de folie, caractéristique des groupes de la génération MTV, et j'avoue qu'un album de rock sans un vrai solo de guitare, ça me toujours chagrine un peu...

 

20 ans après sa sortie, il n'en reste pas moins un excellent album qui s'écoute encore avec un plaisir non dissimulé.

 

 

 

Solène LEVEZO