Patience pour la citation de rigueur…j’y réfléchis…

 

 

 

On apprend tous la patience à un moment donné. Et ça, par le biais de l’impatience. C’est un passage incontournable.

 

 

 

D’ailleurs Ridah : on attend toujours la Ridah Dance…

 

 

 

Je me souviens parfaitement de l’année où j’ai appris la patience. 1990 : ma mère et moi partions pour un mois de découvertes aux Etats-Unis. Pass avion en poche : une formule de billets multiples, carrément pas chère. On a compris pourquoi : on était sans cesse en stand-by. Pour la faire courte : on ne pouvait monter dans un avion que s’il restait des places. Aucune réservation n’est faite à votre nom. Vous êtes le passager X qui attend que quelqu’un d’autre se désiste ou rate son avion…En plein mois de juillet, autant vous dire qu’on a assimilé le mot attente, puis inévitablement celui de patience. J’avais 12 ans. La patience s’est imposée à moi. C’était ou ça ou la folie. J’ai pris un peu des deux, je l’avoue…mais davantage de patience, fort heureusement. Enfin, je crois.

 

 

 

Parce que j’attends toujours la Ridah Dance…

 

 

 

Du coup, attendre mon tour à la caisse d’un supermarché, attendre que mon interlocuteur se calme ; attendre dans les bouchons ; attendre que mon fils me raconte sa journée (quand un enfant commence sa phrase par « En fait… », vous savez que vous en avez pour un petit moment…), ou attendre mes vacances ne m’est plus insurmontable. Car comme je l’ai dit une fois, l’expectative s’avère parfois très agréable si on laisse place aux rêves.

 

 

 

À ce sujet, il paraît que la nature s’arrête pour laisser place à la magie de la Ridah Dance…

 

 

 

Je regarde les gens au supermarché et suis attentive au monde qui m’entoure ; mon interlocuteur s’énerve et je salue mon sang froid face à lui ; dans les bouchons, je prends le temps d’écouter de la bonne musique ; lorsque mon fils part dans ses monologues interminables, je me focalise sur ses yeux, les deux plus belles choses au monde ; et les vacances…et bien tant qu’elles n’ont pas commencé, elles ne finiront pas. Car on le sait tous : à peine arrivées, elles s’évaporent à la vitesse de la lumière.

 

 

 

En fait, quand j’attends, je vis dans un autre monde, dans le mien, sans personne. Le monde des possibles…

 

Et si on devait tester ma patience dans ces moments là, les résultats me reviendraient assurément positifs.

 

 

 

Je suis patiente avec mon impatience. Je la laisse me titiller parce que même si je n’ai pas le choix de sa présence, j’ai celui de sa prestance.

 

 

 

On a des adages pour tenir tête à cette impertinente : « Mieux vaut tard que jamais », « Plus c‘est long, plus c’est bon », « Ça vaut le coup d’attendre »…

 

 

 

Dans ce Pandore, les histoires de Justine, Merlin, Serge, Adriano Karabatic et Florence Welch nous rappellent ces vérités :

 

 

 

Attendre les soldes pour jubiler sur la bonne affaire, attendre la fin d’un film pour en comprendre tout son sens, se languir des rebondissements incessants d’une série pour en apprécier la valeur, prendre le temps de cueillir soi-même des asperges pour passer du temps en famille, arriver à s’accorder la patience nécessaire pour gagner en expérience et sortir un merveilleux album…

 

 

 

Comme nous le montre Patricia, il ne suffit pas d’avoir des ingrédients de choix, il faut les faire infuser pour arriver au meilleur résultat possible.

 

 

 

Et Claude, avoue : ton potager a gagné en saveur parce que ton syndic l’a bien fait mariner…

 

 

 

Ah l’Exquise Attente

 

 

 

Alors on s’hydrate, on se chouchoute (merci Audrey) et on attend…pas le choix.

 

Et d’ailleurs, chers lecteurs, merci d’avoir patienté pour la citation de rigueur, la voilà :

 

 

 

Si tu n’espères pas, tu ne verras jamais l’inespéré*

 

 

 

 

 

 

* L’inespéré étant La Ridah Dance : la fameuse danse de la joie de notre co-fondateur

 

 

 

 

 

 

Mireille Gautier