UN AUTRE ANGLE

 

J’aimerais apporter un point de vue assez différent sur la crise sanitaire.

 

Je vais donc me pencher sur comment les jeunes ont-ils vécu cette situation.

 

 

On nous dit que les jeunes ne respectent pas grand-chose, qu’ils ne sont pas forcément bienveillants envers autrui, ce qui leur importe n’est rien de plus que leurs petits nombrils percés.

 

 

On nous dit qu’ils ont la tête plongée dans leurs téléphones, que ces derniers les renferment, les coupent de la réalité.

 

 

Mais vis à vis de ce confinement, la vision des réseaux sociaux à pour moi véritablement changée.

 

Ce qui m’a frappée, a été leur capacité de pousser les gens à être solidaires.

 

A plusieurs on est plus fort c’est indéniable.  Les réseaux sociaux permettent de se réunir, et de se faire entendre.

 

 

Ils ont été l’un des seuls échappatoires.

 

Ils ont permis au monde de rester en contact d’une certaine manière.

 

 

Ils ont facilité la diffusion de la positivité, d’apporter des rires, du divertissement mais aussi de bonnes actions comme ces nombreuses cagnottes destinées à venir en aide aux personnes touchées par le virus.

 

Il y avait également un mouvement lancé par des Youtubeuses / Instagrameuses, telle que Léna aka Lénasituations qui a fait appel aux marques d’esthétique, leur demandant d’envoyer leurs stocks de crème pour les mains afin de les transmettre aux aides-soignants dont les mains étaient usées par le gel hydro alcoolique.

 

 

Pour finir récolter de l’argent, pour offrir à des personnes atteintes du virus, des tablettes leurs donnant l’occasion de parler et voir leurs proches, pour certains, une dernière fois.

 

 

Il était interdit de se voir, se réunir. Pour des personnes vivant seules c’est grâce à l’existence des réseaux sociaux qu’il était plus facile de tenir. Avoir ses amis, sa famille en appel vidéo pouvait redonner du baume au cœur en ces temps difficiles.

 

 

Après observation ce qui je crois nous a créé le plus de manque après la famille,était de ne plus pouvoir se balader. Seulement pouvoir profiter de l'extérieur, à l’arrivée des fleurs, de leur parfum et des chauds rayons de soleil.

 

 

Il est donc très difficile, pour tout le monde, de résister.

 

 

En dehors de l’intérêt porté pour les personnes âgées qui sont au cœur du risque, les jeunes ont également beaucoup fait parler d’eux.

 

 

Ils sont, pour ne pas changer les bonnes habitudes, au cœur des critiques.

 

 

Les jeunes sont accusés d’être responsables des nouveaux rebondissements suite au dé-confinement.

 

Les médias ont tendance à jeter la pierre sur un coupable facile.

 

 

Hors pendant cette mauvaise passe la majorité des jeunes adultes ont parfaitement respecté les règles de sécurité.

 

 

Pour ces jeunes de 20ans, ces années sont les plus importantes, autant professionnellement qu’humainement. C’est le départ d’une vie.

 

 

Pour certains, ces derniers mois étaient leur dernière année de lycée, de fac, près de leurs amis.

 

 

Les derniers instants à vivre en cours avant de prendre des chemins différents, peut-être même lointains. Pour ma part, ayant passé une partie de cette année dans une classe particulière et chaleureuse il m’était difficile d’accepter que nous n’allions pas passer cette fin d’année ensemble.

 

 

Malheureusement, cette crise a volé ces derniers moments de partage.

 

 

De nombreux jeunes ont dû mettre leur vie entre parenthèse afin de protéger les personnes en danger, et ça, je pense qui ne faut pas l’oublier.

 

 

Les petits jobs, pour commencer à mettre de l’argent de côté, les nouveaux projets envolés, les stages repoussés, les concours pour de grandes écoles décalés. Les rencontres, les voyages, toutes ces nouvelles aventures, volants en éclats.

 

 

Les jeunes ne sont pas touchés par le virus, certes, mais en revanche ce sont les premiers atteints par la crise.

 

En interrogeant la génération de mes parents, ils avouent qu’à leur époque, les obliger à rester enfermés et de ne pas se réunir aurait été quasi impossible.

 

 

La moyenne aurait bravé l’interdit pour rejoindre leurs proches. Parce que oui le contact humain est vital.

 

Hors après ces longs mois d’attentes, les jeunes ne peuvent plus patienter.

 

 

Malgré l’envie de respecter les barrières de sécurité et les précautions prises pour ne pas propager le virus, on impose à cette jeunesse de ne pas se prendre dans les bras, de ne pas s’approcher de trop près, ne pas pouvoir se caresser, se toucher, s’embrasser, donc de ne pas aimer.

 

 

C’est en quelques mois que l’on crée des souvenirs qui nous resteront toute une vie, et après avoir perdu ce temps précieux avec nos proches on nous demande de ne plus en profiter à 100%.

 

La sociabilité, l’amour et la proximité sont beaucoup plus forts que la peur.

 

 

Nous avons l’impression de vivre à une époque où tout nous est dû, mais c’est entièrement faux.

 

De nos jours je trouve qu’il est difficile de se construire et de se projeter en tant que jeunes.

 

Nous sommes la génération devant réparer les pots cassés de nos prédécesseurs.

 

 

Entre se battre pour l’ouverture d’esprit, contre la pollution, le réchauffement climatique et une grosse crise sanitaire, il en devient compliqué de voir la vie devant soi en tant que jeune alors qu’il faut rebâtir une société entière.

 

 

Nos parents ou nos grands-parents à nos âges vivaient tout autre chose, des rêves bien plus attrayants.

 

A l’époque où ils leurs suffisaient d’aller danser et draguer dans des bals sur la place du village.

 

 

“Ce confinement vole sa jeunesse à toute une génération” dit Pascal Chabot, philosophe belge. Et c’est pour ça qu’on ne peut pas leur en vouloir d’essayer de rattraper de nombreux de moments de partage laissés de côté pendant plusieurs mois.

 

 

Le plus important est de garder à l’esprit qu’il faut prendre soin de soi mais aussi de ses proches. La vie est courte et malgré tout, elle est belle à qui veut le voir ; alors il ne faut pas en louper une miette.

 

 

Si j’ai un conseil à vous donner ce serait “faites confiance à cette jeunesse”. On a tendance à beaucoup trop négliger leur avis, et leur façon d’agir. Pourtant, nous sommes l’avenir. Beaucoup d’entre nous ont une vision sur le monde qui vaut la peine d’être entendue. Nous devrions certainement plus lui donner l’opportunité de faire bouger les choses et effacer de nombreux clichés.

 

 

 

Aurélie IMBERT