Tankus the henge

I crave affection baby, but not when I drive / ROCK

 

Actif depuis près de dix ans, avec une notoriété qui n’a cessé de croître outre-Manche, Tankus the Henge demeure quasi inconnu par chez nous. I crave affection baby…, leur deuxième album, pourrait bien changer la donne, pour peu qu’en 2019 il existe de la place pour un sextet de pop, si british de nature qu’il peut proposer un vaste kaléidoscope d’influences tout en préservant son identité. A cela une explication : la présence à leur tête du charismatique Jaz Delorean, chanteur et pianiste accompli dont les compositions puisent autant dans le music-hall anglais que le jazz New Orleans, autant dans une soul cuivrée qu’un reggae apprivoisé. Le tout nappé d’un sens mélodique et d’une sauce pop-rock digne des Kinks période Muswell Hillbillies alliés à l’énergie du Blur de Parklife. Imaginez un Gogol Bordello qui aurait la bonne idée de varier son répertoire, de distiller dans ses textes engagés un humour salutaire, et vous aurez une idée de la joyeuse collection de chansons — pâle reflet, dit-on, de leurs versions scéniques — qui constitue cette surprenante mais bienvenue découverte. Les Blockheads, les Pogues et Madness auraient-ils trouvé leurs héritiers ?

 

 

 

Hugo CASSAVETTI